Helsinki: Journée d’études sur la culture et le développement durable (1)

En amont du congrès annuel du réseau européen ENCATC, j’ai assisté le 10 octobre 2023 à une journée d’étude portant sur la culture et le développement durable à Helsinki. L’objectif était de découvrir des projets novateurs d’institutions artistiques, culturelles et universitaires de la capitale finlandaise. Cette opportunité m’a permis de mieux appréhender leurs approches, que ce soit en lien avec l’économie circulaire ou avec des domaines tels que le design textile et les festivals. Nous avons aussi abordé la planification urbaine durable ainsi que la revitalisation urbaine centrée sur la culture à Helsinki et dans sa région métropolitaine. L’importance des habitants dans les processus de démocratie culturelle participative a été soulignée, même si cela a mis en lumière certaines tensions.

Intérieur de la Faculté de Design et Architecture de l’Université Aalto (Photo: Rafael Mandujano)

La durabilité et la transition verte étaient au cœur de cette journée organisée par le réseau européen ENCATC. Celui-ci joue un rôle crucial en tant que représentant, défenseur et promoteur de la gestion culturelle (cultural management) et de l’éducation supérieure dans le domaine des politiques culturelles. L’objectif d’ENCATC est aussi de professionnaliser le secteur culturel pour le rendre durable, tout en fournissant une plateforme de dialogue et d’échanges à l’échelle européenne et internationale.

Le programme comprenait des conférences et des visites organisées en deux phases successives se tenant dans des universités de renom:

Université Aalto

Problématiques générales

Selon les organisateurs, le désir et le besoin de devenir plus durables dans la façon dont nous comprenons, organisons et vivons la culture n’ont jamais été aussi forts. Des questions se posent néanmoins:

  • Comment y parvenir ?
  • Qu’est-ce que la durabilité en matière d’art et de culture ?
  • Comment la durabilité peut-elle offrir une nouvelle compréhension de la culture et comment la culture peut-elle offrir une meilleure compréhension de ce que signifie la durabilité ?
  • Comment les arts et la culture peuvent-ils jouer un rôle plus important dans le développement et l’agenda durables ?
  • Quelle est la contribution spécifique du secteur culturel ?
  • Comment une politique verte durable et innovante peut-elle faire une réelle différence pour les citoyens ?

Première des trois parties

UNIVERSITÉ AALTO – VISITE 1 – Conférence sur la mode et le design durables

Intervenante: Pirjo Kääriainen, professeure, Université Aalto.
Pirjo Kääriäinen est une passionnée de matériaux et designer textile qui travaille comme professeur de design et de matériaux à l’Université Aalto. Elle travaille à mi-chemin entre la recherche et la pratique et a participé à plusieurs projets de recherche dont le sujet sont les matériaux organiques (bio), notamment ceux à base de bois. Depuis 2011, Pirjo développe la collaboration interdisciplinaire CHEMARTS entre l’École des Arts et du Design (ARTS) et l’École de Génie Chimique (CHEM). L’objectif de CHEMARTS est d’inspirer les étudiants et les chercheurs de l’Université Aalto à développer conjointement des matériaux d’origine biologique et à créer de nouveaux concepts pour leur utilisation durable à l’avenir.

Parmi les masters du département de design de l’université, il en existe actuellement un axé sur la « Créativité durable » (Creative sustainability). En outre, parmi les principaux domaines de recherche de ce département, Pirjo a souligné «Le design pour la durabilité et l’innovation» en relation avec le Design Thinking, le design pour des transformations radicales, les innovations matérielles, l’entrepreneuriat et les entreprises, les défis sociaux et écologiques, entre autres sujets de recherche.

La recherche dans le Département de Design de l’Université Aalto (2023)

La présentation a illustré des exemples de l’évolution de l’approche durable dans le design textile et la mode. Pirjo a constamment mis en lumière les interrogations centrales : Quelle valeur ajoutée un designer apporte-t-il ? Selon quels principes ? Dans quelle mesure est-il justifié de soutenir la croissance de la consommation ?

Présentation de Pirjo Kääriäinen, professeure en design textile et matériaux

Pirjo a souligné l’importance de considérer dans une démarche durable les limites environnementales de la planète; les objectifs de développement durable des Nations Unies; et les principes de l’économie circulaire. Elle a également mis en avant l’impact environnemental et social de la production ainsi que de la consommation actuelle dans l’industrie textile. Par exemple, elle a mentionné que 35 % des microplastiques retrouvés dans les océans proviennent de sources liées à l’industrie textile.

Par ailleurs, Pirjo a évoqué leur groupe de recherche Fashion/Textile Futures, lequel est actuellement impliqué dans plusieurs projets de recherche importants.

Dans ce sens, un article recommandé par Pirjo est « Le prix environnemental de la fast fashion » de Kirsi Niinimäki et al (2020).

Les tendances de croissance de la production mondiale de fibres sont alarmantes (Source : Textile Exchange). La chaîne de valeur textile est particulièrement très étendue : production de fibres – production de tissus et fils – production textile – consommation – fin de vie… Mais l’industrie est de plus en plus consciente de l’impact. Par exemple, le rapport de Business for Fashion & McKinsey sur l’état de la mode 2021 notait qu’« une industrie de la mode plus circulaire nécessitera un effort collectif » et le rapport 2022 indiquait que l’emploi des textiles circulaires est déjà en augmentation en termes d’échelle et qu’ils doivent être pris en compte dans le processus de conception pour limiter l’extraction de matières premières et favoriser la réduction des déchets textiles.

Pirjo a également cité l’exemple de IONCELL (Ioncell-F), un procédé technologique durable qui convertit la pâte de cellulose, les textiles en coton usagés ou même les vieux journaux en nouvelles fibres textiles sans utiliser de produits chimiques nocifs ; la recherche sur les teintes naturelles et les colorants, tels que ceux utilisés dans le passé (notamment à travers la recherche sur les matériaux récupérés d’anciennes épaves de vikings par exemple) ; l’approche durable appliquée par les entreprises de recyclage qui cherchent à répondre aux traditions culturelles qui impliquent de grandes quantités de déchets tels que les fleurs et leurs pétales lors des mariages thaïlandais (projet d’une étudiante).

D’autres tendances concernent le potentiel d’inspiration biologique, comme la création de matériaux à base de champignons (mycélium); l’application de biotechnologies ou le génie génétique (avec leurs implications éthiques : les réglementations sont moins restrictives en Asie ou en Amérique que dans l’Union européenne). La question reste claire sur l’impact de l’arrivée de nouvelles matières (même si elles sont relativement durables) sur le consumérisme car elles entretiennent la tendance fast fashion ou la consommation effrénée et en volume important. Il est nécessaire de promouvoir un esprit critique et informé en direction des consommateurs.

Pirjo nous a également mis en garde sur le cas de la communication à travers la tension suivante : conception spéculative ou innovations matérielles concrètes? Elles représentent un défi, même lorsqu’il s’agit de dénoncer l’obstination à proposer des options de consommation plus larges – que l’on pourrait considérer comme dénuées de sens étant donné le contexte actuel.

Quant à la réparation, ils vont insister sur celle-ci dans leur programme pour concevoir en conséquence (éco-conception). Cependant, la limite de la réparation réside malheureusement dans la mauvaise qualité des matériaux sur le marché actuel.

En conclusion, Pirjo a formulé les recommandations suivantes :

  • adoptez une approche globale dans toutes les étapes de conception et de fabrication;
  • réduisez l’utilisation des ressources tout au long du processus de fabrication;
  • diminuez les répercussions environnementales lors de la production et de la distribution;
  • concevez pour une durée de vie multiple (plusieurs cycles de vie);
  • maintenez la transparence tout au long de la chaîne de valeur;
  • communiquez de manière transparente sans recourir au greenwashing!

Une initiative de recyclage des étudiants de l’Université Aalto

Dans la deuxième partie de l’article, j’évoquerai les présentations réalisées à l’Académie des Beaux-Arts et dans la troisième partie celles de l’Académie de Théâtre.


La bibliothèque Oodi met en valeur les ouvrages comme ceux-ci sur les initiatives « Zéro déchets »

Jornada de Estudio: Desarrollo sostenible y cultura en Helsinki (3)

Esta es la conclusión de la reseña de la jornada del 10 de octubre de 2023. Trata de la planificación urbana sostenible y la regeneración urbana basada en la cultura en Helsinki y su área metropolitana. Los habitantes en el corazón de los procesos de democracia cultural… no sin dejar de lado algunas tensiones.

Tercera de tres partes

La jornada de estudio organizada por la red europea ENCATC concluyó en la Academia de Teatro de la Universidad de las Artes de Helsinki (Uniarts) con tres presentaciones. El enfoque de esta serie se relacionó claramente con la evolución de la estrategia local hacia la democracia cultural participativa, con aciertos y, algunas tensiones – afortunadamente no irresolubles.

La primera parte de la reseña puede ser consultada en este enlace. La ponencia tenía por tema la moda y el diseño sostenibles. En cuanto a la segunda parte, trata de la interesante experiencia de colaboración en red del sector de la música en vivo en Finlandia (ELMA.live) y del no menos valioso proyecto LuoTO a favor de la economía circular entre los sectores de la cultura de la región Helsinki-Uusimaa.


VISITA 3 – ACADEMIA DE TEATRO

La ideación del contenido de esta etapa de la jornada de estudio corrió a cargo de Jenni Pekkarinen, estudiante de doctorado en Política Cultural, Universidad de Jyväskylä. Actualmente, además de realizar su investigación doctoral en la Universidad de Jyväskylä, Jenni Pekkarinen trabaja como planificadora de proyectos en la Universidad de las Artes de Helsinki. Sus intereses centrales de investigación incluyen la planificación cultural, la participación, la ciudadanía cultural y la sostenibilidad cultural, entre otros. En su tesis, examina las aspiraciones de sostenibilidad cultural y el impacto de los programas de las Capitales Europeas e Iberoamericanas de la Cultura, centrándose específicamente en el punto de vista de los ecosistemas de las artes visuales. También ha participado activamente en asociaciones culturales y actualmente se desempeña como secretaria de la junta directiva de la Sociedad para la Investigación de Políticas Culturales en Finlandia y como tesorera de la junta directiva de Selkokulttuuri, una asociación que promueve las artes y la cultura lingüísticamente accesibles en Finlandia. Por cierto, acaba de publicar en inglés un interesante artículo sobre la consideración de la participación de diversos colectivos minoritarios de jóvenes en el programa de candidatura de Oulu 2026 Capital europea de la Cultura.

La extraordinaria biblioteca Oodi en el corazón de Helsinki. Foto Rafael Mandujano.

A. Helsinki: acciones de desarrollo cultural, social y urbano para prevenir las desigualdades en la capital finlandesa

El primer ponente de esta serie fue Timo Cantell, director de la unidad de estadística e investigación urbana de la ciudad de Helsinki. Dicha unidad, con más de 40 expertos, produce datos y conclusiones clave sobre el desarrollo de Helsinki, particularmente en los campos de población y bienestar, economía urbana y empleo.

Presentación de Timo Cantell. Foto de Rafael Mandujano.

La región metropolitana de Helsinki cuenta con 1.54 millones de habitantes en 2023. En cuanto a la ciudad de Helsinki en sí, hay aproximadamente 670,000 habitantes. Esta población va a aumentar a 700,000 personas en 2028 y las proyecciones de la unidad que Timo Cantell dirige prevén 824,000 habitantes para 2050. Este crecimiento se deberá según sus predicciones a la inmigración.

Helsinki y las ciudades universitarias de Finlandia siempre han tenido una población relativamente joven. Los adultos jóvenes, de entre 20 y 35 años, constituyen una gran parte de la población. Helsinki está ahora envejeciendo a medida que la generación del baby boom se va jubilando, aunque este grupo se mantiene activo.

Helsinki es una ciudad próspera, con un fuerte compromiso de reducir las desigualdades en campos como el de la salud y del bienestar. Es una ciudad contrastada por tener algunos barrios muy prósperos y otros menos. Sin embargo, en comparación internacional, Helsinki es una ciudad muy igualitaria.

Porcentaje de la población de edad 25-64 con estudios superiores al Máster en 2021

Helsinki es el centro nacional de las industrias culturales y servicios relacionados, de la educación y de la fuerza laboral en estos sectores. En el centro viven, por ejemplo, el 70% de los arquitectos de interiores finlandeses, además de bailarines y todo tipo de profesionales creativos.

La mayoría de las instituciones culturales de Helsinki se han situado en pleno centro de la ciudad desde su origen: Ópera Nacional de Finlandia, Galería Nacional de Finlandia, dos teatros nacionales (en finés y sueco). Después de la recuperación tras una Segunda Guerra Mundial particularmente dura para el país, un proyecto iniciado en los años 1970 para crear centros culturales bien distribuidos en los barrios no centrales de Helsinki dio lugar a la creación de tres centros culturales entre los años 1980 y 1990. Posteriormente se construyeron dos centros más.

Por ejemplo, Stoa abrió sus puertas en 1984 con el nombre de Casa multifunción Itäkeskus. El nombre fue cambiado en 1993 a Stoa, Centro Cultural del Este de Helsinki. Stoa es el centro cultural local más antiguo de Helsinki. El segundo fue Kanneltalo en 1992 mientras que el tercero Malmitalo en 1994.

Si bien al comenzar esta política de desarrollo cultural no se hablaba todavía de los términos «planificación cultural» y «mapeo cultural», en realidad sí se basaron en este tipo de ideales. Ya posteriormente se discutieron los términos de política cultural, incluyendo la «democracia cultural» y la «democratización de la cultura». La idea principal en pocas palabras era brindar servicios en los barrios de manera espacialmente equilibrada.

Los centros culturales cuentan con una biblioteca, sala de conciertos, centros de educación para adultos, cafetería, baños públicos gratuitos… y acogen eventos organizados por el departamento de cultura de Helsinki y otras instituciones afines. Los edificios están separados de escuelas. Hay aproximadamente un promedio de 500.000 visitas anuales en cada centro. Después de los tres primeros centros culturales decidieron dejar de «construir muros» y en su lugar promover actividades, programas y acciones. Esa política ha perdurado. Se considera que esto ofrece más flexibilidad y permite mantener los costos fijos a niveles razonables.

La División de Cultura y Ocio de la ciudad de Helsinki gestiona un total de ocho centros culturales actualmente: Annantalo, Caisa, Kanneltalo, Malmitalo, Maunula House, Stoa, Savoy Theatre y Vuosaari House. Los centros culturales ofrecen a los residentes de Helsinki una variedad de servicios culturales, como conciertos, representaciones teatrales, exposiciones, eventos infantiles y educación artística. Espa Stage también ofrece conciertos al aire libre en verano. Los eventos en los centros culturales se organizan en estrecha colaboración con el sector artístico y cultural de Helsinki y los residentes de Helsinki.

La presentación siguiente trató de la evolución del proyecto participativo de creación de uno de los últimos centros culturales promovidos por el gobierno municipal y otros socios a favor de un barrio en mutación y crecimiento.


B. El arte señala los vientos de cambio en el urbanismo

La presentación fue realizada por el arquitecto Petri Leppälä, de la División de Medio Ambiente Urbano de Helsinki.

Dado que para Petri Leppällä la arquitectura no es más que un marco para la vida misma, el enfoque del diseño interactivo ha tenido un trasfondo natural en sus estudios realizados en Finlandia y Dinamarca – lo que le permite hacer comparaciones en primera persona. El arquitecto Leppälä toma como punto de partida el devolver la interacción humana y la emoción al paisaje urbano cotidiano, lo que es un desafío que vale la pena para los diseñadores urbanos y arquitectos de hoy. La División de Medio Ambiente Urbano reúne en sus acciones todos los factores importantes de la planificación general y detallada, como el tráfico, el paisaje, pasando por los bienes raíces, incluyéndolos en una misma mesa, lo que permite que nuevas ideas multidisciplinarias guíen el diseño resultante.

El trabajo de Petri en la planificación urbana en el centro de Vuosaari ha evolucionado hasta convertirse en una colaboración fructífera entre las demandas del plan general de un nodo de servicios más habitable y el discurso con la gente de Vuosaari, a través de la programación detallada de los eventos, exposiciones y talleres del centro cultural Vuotalo. El valor agregado al proceso de diseño ha sido evidente al acercar cada vez más el debate público a objetivos compartidos en la implementación de los proyectos.

El objetivo era reforzar el espíritu comunitario, el desarrollo positivo y los perfiles distintivos en los distritos fuera del centro de la ciudad, como se comentó en la primera presentación por parte de Timo Cantell. La idea era crear oportunidades para que los residentes de varios distritos experimenten la cultura y hagan del arte parte de su vida diaria. En el centro del proyecto se encontraba la interacción y la cooperación entre los residentes locales y las organizaciones artísticas, los esfuerzos para encontrar formas de trabajo más diversas y, por tanto, nuevos públicos para el arte y la cultura.

Fue un proceso de urbanismo a través de la participación de los habitantes en interacción con los responsables del proyecto, a nivel de la información, de los talleres, de la metodología de diseño… Se estableció un diálogo con las instancias urbanísticas e inmobiliarias que operan en la región de Vuosaari, mientras que el trabajo se centró particularmente en actividades orientadas al arte entre las diferentes comunidades y residentes. Un artista residente trabajó con los lugareños.

Adicionalmente, hubo un concurso en condiciones reales para los estudiantes de las tres universidades de arquitectura finlandesas.

En resumen, se trató de un apasionante ejemplo de co-creación de un centro cultural con la ayuda de habitantes, estudiantes y profesionales. No fue creado en un día… fue todo un proceso en un marco temporal largo, indispensable para asegurarse del éxito del proyecto.

​​​​​​​​Con la ayuda del modelo participativo de Helsinki se equilibra y diversifica la oferta artística y cultural localmente, se fortalece la comunidad y el perfil positivo de los barrios así como también la inclusión cultural de los residentes.


C. Comunidades: cambiar las ciudades desde las raíces

Esta última presentación particularmente interesante fue realizada por dos investigadores que subrayaron los matices de las problemáticas entre las políticas diseñadas por las administraciones públicas, ya sea por el gobierno de Helsinki o por el de la ciudad de Tampere, y las actividades culturales urbanas que surgen desde las comunidades locales en dichas urbes (las dos más pobladas del país). En estos casos, las agendas no están generalmente alineadas inicialmente y se desarrolla un proceso dialéctico muy vivo en un marco democrático avanzado como lo es el finlandés.

Presentación de Mikko Kyrönviita y de Antti Wallin. Foto de Rafael Mandujano.

Antti Wallin, PhD, es profesor universitario de política social en la Universidad de Tampere. Es miembro del colectivo de investigación Tampere Center for Societal Sustainability y del consorcio de investigación Towards Ecowelfare State. Su investigación y docencia se centran en la intersección de las políticas urbanas, los espacios y la vida cotidiana de los residentes. Impulsado por el deseo de comprender las implicaciones espaciales del cambio social, su investigación ha explorado temas como el envejecimiento de la población en las ciudades, la planificación cultural, el papel de las bases en la planificación urbana, la densificación urbana y, más recientemente, los efectos sociales del desarrollo urbano sostenible. Más allá de la enseñanza y la investigación académicas, Wallin participa activamente en debates públicos y profesionales sobre cuestiones urbanas y publica periódicamente artículos populares sobre debates académicos.

Mikko Kyrönviita es investigador doctoral en política medioambiental en la Universidad de Tampere. Es miembro del grupo de investigación de Política de la Naturaleza y el Medio Ambiente y cofundador del colectivo de investigación Insurgent Spatial Practices de la Universidad de Tampere. Está realizando su investigación doctoral sobre el skate y la cultura de la construcción de parques de skate DIY (hágalo usted mismo). En su investigación, se centra en temas de acción política cotidiana, aprendizaje e intercambio de conocimientos, así como en las formas en que las apropiaciones y prácticas espaciales auto-organizadas de los patinadores han resultado en nuevas formas de colaboración en la gobernanza urbana. Es un miembro activo de la comunidad de skate local y ha participado en la planificación de la línea de estudio de skate en la escuela secundaria superior de Sampo y en el desarrollo del programa de skate con el Festival de Cine de Tampere.

Introducción
  • Las ciudades se están transformando a medida que las áreas urbanas experimentan una mayor densidad de población, la revitalización de antiguos sitios industriales (regeneración de terrenos abandonados), la adopción de nuevas filosofías de planificación urbana (nuevo urbanismo) y la evolución de diversas culturas urbanas.
  • La cultura, en su esencia ordinaria, es un componente fundamental de la sociedad, que abarca las costumbres y las formas artísticas de expresión que moldean la forma en que las personas viven y participan en el descubrimiento y el aprendizaje creativos.
  • Los individuos desempeñan un papel fundamental como agentes comprometidos en la configuración de los entornos que habitan, participando activamente en el desarrollo y la evolución de su entorno.
  • Más allá del ámbito de la planificación urbana tradicional, las ciudades emergen como entidades socialmente construidas, influenciadas y moldeadas por las acciones colectivas y los estilos de vida de las personas que navegan su existencia cotidiana dentro de ellas.

Enseguida los investigadores presentaron brevemente tres casos de organizaciones populares que renuevan las formas de vida en la ciudad:

  • Tikkutehdas, una antigua fábrica de cerillos, en Tampere
  • Hiedanranta, una antigua fábrica de celulosa y zona industrial, en Tampere
  • Suvilahti, una antigua planta de energía y gas, en Helsinki
Tikkutehdas DIY: Hacer política de manera práctica

(Kyrönviita &Wallin 2022) Los sentimientos de descontento pueden servir como un poderoso motivador, llevando a las personas a tomar medidas en un esfuerzo por influir en su ciudad y mejorarla. Esto puede implicar crear elementos o abordar deficiencias que han estado ausentes durante mucho tiempo en el paisaje urbano.

Los residentes de las ciudades, en este contexto, emergen como participantes políticos proactivos, comprometidos activamente en la configuración de su entorno de vida y albergando aspiraciones de realizar sus espacios urbanos ideales.

La política urbana cotidiana se preocupa fundamentalmente por la transformación de los aspectos ordinarios de la vida urbana, con el objetivo no solo de efectuar cambios sino también de crear nuevos espacios para el compromiso cívico, como lo aclararon Beveridge y Koch en 2019.

Este proceso dinámico sirve como fuerza impulsora, movilizando a las personas para que contribuyan activamente al desarrollo y mejora de su entorno urbano.

Tikkutehdas en 2010 y en 2012. Fotos de Mikko Kyrönviita.
Hiedanranta, Tampere: Dialéctica de la cultura y el desarrollo urbano

(Rikala, S., Wallin, A. and Sjöblom J. 2023; Turku, V., Kyrönviita, M., Jokinen, A. and Jokinen, P. 2023) La reestructuración económica de las ciudades abre barbechos urbanos (por ejemplo, terrenos abandonados, densificación urbana, etc.).

Las iniciativas de base grassroots (comunitarias) tienen la capacidad de reutilizar espacios vacíos o subutilizados para sus propios objetivos, al mismo tiempo que desafían las normas establecidas del desarrollo urbano (o sus tendencias).

En ocasiones, los esfuerzos de desarrollo urbano pueden aprovechar la cultura popular para cultivar espacios urbanos vibrantes y generar un mayor interés público. En este proceso se pueden emplear conceptos como el de los usos temporales, el urbanismo táctico y el urbanismo de bricolaje.

Hay ocasiones en que los actores de base y las entidades de desarrollo urbano comparten objetivos comunes en la creación de entornos urbanos dinámicos y animados. Sin embargo, las motivaciones subyacentes difieren:

  • Los actores de base están impulsados principalmente por consideraciones culturales y comunitarias.
  • El desarrollo urbano, por otro lado, está motivado principalmente por el objetivo de aumentar el valor del suelo y de los inmuebles.
Suvilahti, Helsinki – Conflicto: un escenario no deseado

Los ponentes citaron el proyecto de conversión de un espacio industrial -el gasómetro en Suvilahti – para el que el gobierno de la ciudad desea(ba) un gran proyecto de reconfiguración cultural típicamente planificada en relación con industrias culturales comerciales, en lugar del espacio de patinaje skate DIY popular y emanado desde la comunidad. Las tensiones en este proyecto han durado en los últimos años, incluyendo caceroladas por parte de los habitantes, quienes buscan el mantenimiento del espíritu comunitario no comercial de este gran espacio que no podría ser transformado en habitacional por el costo que requeriría su descontaminación. La ambición municipal es que se transforme en el más gran centro de actividades creativas y de espectáculos del norte de Europa, prometiendo incluir sin embargo, de nuevo, un espacio DIY.

Suvilahti en 2022. Foto de Mikko Kyrönviita.

¿Qué se ha aprendido de este caso? El tejido cultural conformado por iniciativas de base otorga un valor económico significativo a la ciudad, una idea que las autoridades de la ciudad acogen con entusiasmo. Aprovechan a su favor el inherente «factor de coolness» de estos movimientos culturales, empleando imágenes visuales impactantes y marcas convincentes para pintar un retrato vívido de una ciudad dinámica y vibrante.

Esta imagen cuidadosamente seleccionada sirve como imán para el turismo y la inversión, impulsando a la ciudad hacia el crecimiento y la prosperidad. Sin embargo, es crucial reconocer que estos esfuerzos bien intencionados para configurar un paisaje urbano más próspero pueden, a largo plazo, generar tensiones y conflictos.

Es importante enfatizar que el conflicto no beneficia a nadie. Como resultado, las ciudades se esfuerzan por lograr el delicado equilibrio entre asegurar sus objetivos de desarrollo urbano y al mismo tiempo nutrir el potencial creativo de sus ciudadanos. Esta doble aspiración presenta un desafío apremiante: descubrir métodos más efectivos para integrar perfectamente los valores culturales en el marco del desarrollo urbano sostenible, asegurando un futuro urbano armonioso y próspero.

A manera de conclusión: Hacia una ciudad sostenible desde abajo

Las iniciativas de base grassroots dan nueva vida a la vida urbana, marcando el comienzo del rejuvenecimiento en múltiples frentes, que abarcan las dimensiones materiales, sociales y simbólicas de la existencia de la ciudad.

Estas iniciativas defienden la sostenibilidad al reutilizar ingeniosamente espacios y recursos existentes para satisfacer las necesidades locales, allanando el camino para la construcción de comunidades y la creación de conocimientos y habilidades. Como consecuencia natural, con frecuencia desafían las prácticas urbanas convencionales, abriendo puertas a asociaciones nuevas y dinámicas.

En este contexto, surgen preguntas:

  • ¿Qué papel asumen los ciudadanos en el co-diseño de la vida urbana diaria y la realización de una ciudad sostenible?
  • ¿Y cómo influye la gobernanza cultural en esta intrincada ecuación?

Un agradecimiento especial a los investigadores Antti Wallin y Mikko Kyrönviita.


¡Feliz centenario, Finlandia!

El 6 de diciembre de 2017 se conmemoró el primer centenario de la República de Finlandia.

Los festejos – que llegaron a su acmé ese día – incluyeron una gran variedad de actos a lo largo de 2017, no solamente en su territorio, sino alrededor del mundo. Se trató de un programa que conoció una verdadera adhesión interna y que incluso superó las expectativas iniciales de los organizadores.

Con la publicación de esta nota precisamente el 6 de diciembre participé a mi manera a la celebración, y expresé la gran dosis de admiración que me ha suscitado ir conociendo cada vez un poco más el territorio de este país nórdico, su historia y su contemporaneidad, sus habitantes, su arte y sus culturas…

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Partiendo de mi punto de vista de visitante, de aficionado casi enamorado, el intento de escribir sobre Finlandia se me iba tintando de reserva en muchos momentos. Es como si la propia personalidad de sus habitantes y de sus paisajes hubiera impregnado mi forma de ver y de sentir a Finlandia. Sin embargo, en una fecha tan especial, no podía menos que celebrar sus logros tan significativos, sobre todo considerando los retos inmensos a los que tuvo que enfrentarse desde 1917.

Finlandia

100 segundos (de lectura) para evocar sus 10 décadas 

Discreta sobre su historia, no se sabe mucho en el exterior que poco tiempo después de su independencia de Rusia en 1917, Finlandia conoció una corta pero terrible guerra civil. A pesar de la tragedia resultante, tres años después de la conclusión del conflicto, la educación obligatoria fue generalizada y se dieron tierras a sus habitantes más pobres, entre otras medidas sociales – aunque el voto de las mujeres ya era posible desde ¡1906! (En Francia, en comparación, solamente a partir de 1944). La nación en construcción mostró confianza y generosidad para salir adelante, con un panorama optimista hasta los años treinta, cuando la geopolítica comenzó de nuevo a comprometer su libertad. En efecto, cabría extender la célebre frase « Pobre México, tan lejos de Dios y tan cerca de los Estados Unidos » para plantear las dificultades de aquellos años de nuestra amiga nórdica debido a su difícil vecino del este que ya la había anexado por más de un siglo: « Pobre Finlandia, tan lejos de Dios y tan cerca de Rusia* ».

Fueron periodos complejos, tanto el previo como el propio de la Segunda Guerra Mundial: un contexto desgarrador con dilemas cornelianos para asegurar su supervivencia, entre alianzas con la URSS o con la Alemania de Hitler; la destrucción total de Rovaniemi; la evacuación de miles de niños hacia Suecia u otros países; la amputación soviética de 11% de su territorio (áreas de Carelia, Sala y Petsamo); la exorbitante reparación exigida por Stalin… Al final del conflicto, la paz, la reconstrucción y la educación fueron sus prioridades, así como el desarrollo industrial, manteniéndose independiente pero inevitablemente entrelazada con su vecino, con el que a través de una doctrina pragmática logró conservar su libertad y salir adelante durante la guerra fría. Al colapsarse la URSS, Finlandia se orientó más claramente hacia Occidente, integrando por ejemplo la Unión Europea en 1995, al mismo tiempo que Austria y Suecia.

Ya lejos de los conflictos armados, apostando continuamente en políticas públicas de calidad, inmersa en relaciones amplias de cooperación con los demás países nórdicos, Finlandia ha vivido ciertamente etapas de prosperidad, pero también de algunas crisis económicas; la globalización financiera y comercial en la que se ha insertado le han mostrado que desafortunadamente su nivel de vida elevado y su Estado providencia no están al abrigo de turbulencias, y tampoco está a salvo a nivel político de alguna tendencia populista interna, como en tiempos más cercanos.

Sin embargo, Finlandia cuenta con sus propias fuerzas desarrolladas en estas décadas – difícilmente evaporables – que la llevaron de ser un país particularmente pobre, rural, víctima de hambre y de gran emigración, a situarse hoy en día entre los más altos rankings a nivel mundial de desarrollo humano, económico o tecnológico, de gobernanza, de compromiso medioambiental, de justicia social, de igualdad de género y de menor corrupción… Seguramente me dirán – y lo sé – que no todo es ideal o color de rosa, pero relativicemos. Agrego: ¿no nos gustaría llevar a nuestros propios países más cerca de esos estándares?

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El siguiente vídeo subtitulado en inglés, de 100 segundos, presenta varias generaciones de habitantes finlandeses evocando el paso de los 100 años y los cambios que han experimentado con el tiempo.

Ahora voy a compartir algunos aspectos que han llamado mi atención al ir descubriendo a Suomi, su nombre en finés. Mezclo deliberadamente los procesos y los hechos más objetivos de la sección anterior con sensaciones más personales, incluso corroborando algunos lugares comunes difundidos sobre ella… y con algo del sentido de humor  finlandés…

Excepcionalidad, desde sus lenguas

El finés está considerado entre las lenguas más difíciles de aprender para los que no la tienen como lengua materna. De tal forma que, al tomar algunos medios de transporte que hacen los anuncios tanto en finés como en sueco (ambas lenguas oficiales), cuando oigo el sueco… ¡tengo la impresión de entenderlo! El finés me parece entonces sorprendente más allá de sus expresiones de base útiles para los viajes y la cortesía. Sin embargo, me gusta su musicalidad inconfundible. También me ha llamado la atención descubrir una característica de la estructura de la lengua: se requiere en general esperar al final de cada frase para entender completamente su sentido. Ello ha prefigurado el modo de interacción entre sus locutores, quienes rara vez se interrumpen, además de escuchar atentamente. Se siente así una dosis de paz en los intercambios. Lo que me lleva también a recordar que los finlandeses tienden a hablar únicamente cuando hay algo que decir; no se sienten obligados a « amueblar » los silencios, como puede pasar en otras culturas y otras lenguas.

Por otro lado, el sueco es minoritario, lo hablan aproximadamente 300.000 personas entre los 5.500.000 habitantes, incluyendo sus diferentes dialectos (presenta algunas diferencias con respecto al sueco de Suecia). La mayoría de los estudiantes finlandeses lo aprenden, pero lo practican poco por lo general. Hay áreas geográficas del país en que el sueco se habla principalmente, como la costa de Ostrobotnia, o en ciudades como Turku o Vaasa, por razones históricas, y de generación en generación. Hay una voluntad de mantener la práctica del sueco: el Estado subvenciona programas de radio y televisión, diarios, libros y otras publicaciones.

Finalmente, cabe señalar que el finés fue por siglos una lengua esencialmente oral, usada por los campesinos, mientras que la nobleza y la burguesía hablaban sueco. Una figura esencial en la evolución del finés fue el obispo de Turku, Mikael Agricola (c.1510-1557), quien terminó la traducción al finés del Nuevo Testamento en 1548 y creó el primer alfabeto finés. Adicionalmente, su ‘Abecedario’ constituyó el primer libro impreso en esta lengua. Durante el movimiento de configuración del nacionalismo finlandés, sobre todo a partir de mediados del s. XIX, hubo una clara intención de promover el finés como vector de identidad por parte de intelectuales y políticos (incluso quienes hablaban cotidianamente sueco) y destaca la inmensa contribución de Elias Lönrot (1802-1884) al compilar el poema épico ‘Kalevala, que se convertiría en la referencia literaria principal de la cultura finlandesa. Después de la independencia, el finés se consagró definitivamente como la lengua oficial más hablada.

Como lo mencionaré más tarde, también se hablan versiones de la lengua sámi en la Laponia finlandesa (Lapland), entre las cuales hay algunas en peligro de desaparición, y otras lenguas minoritarias practicadas por los inmigrantes, como el ruso. En cuanto al uso del inglés para la comunicación con los no finohablantes, es prácticamente hablado por todos y de manera fluida en la mayoría de los casos.

¿Tienes ganas de oír un poco más de finés mientras paseas por un lago en el verano? El siguiente vídeo corto nos transporta al lago Saimaa, el más extenso de Finlandia.

Felices en conjunto – Juntos – Yhdessä – Tillsammans

Entre las conferencias que he organizado, la experiencia con la ciudad de Tampere me impresionó, tanto en las etapas de organización como de realización, gracias al trabajo en equipo de las personas con las que colaboré. Inteligencia, conocimientos, horizontalidad (ningún peso de jerarquías), intergeneracionalidad, eficiencia, simpatía, sentido de acogida y compromiso podrían ser algunas de las características que más aprecié.

En la conferencia, abordando el tema de la innovación social y la cultura, los diversos ponentes hicieron manifiesto que la búsqueda de la felicidad de los habitantes es una de las misiones de las políticas locales y estatales en Finlandia, basándose en una concepción de la felicidad socialmente compartida, lo que constituye un enfoque diferente al que estamos habituados y en el que se insiste en la esencia individual de la felicidad. No es de extrañar entonces que el tema general del programa del centenario sea « Juntos » (Yhdessä / Tillsammans / Together).

También en la conferencia apreciamos el contenido del Manifiesto « Las políticas de la Felicidad » que nos presentó el Think tank Demos Helsinki. Es un trabajo inspirador realmente.

Como sabemos bien, la educación juega un papel esencial, y la relacionaron claramente con la importancia de las bibliotecas en la vida local, concebidas ambiciosamente como reales centros educativos y cívicos, en el corazón del servicio público a nivel local y nacional.

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Frente a la Biblioteca de Tampere, Finlandia

Entre las razones de estas relaciones solidarias, se mencionó además el rol primario de la naturaleza y del clima, por las dificultades que éstos generaban, e incluso actualmente. Así que, a la vez que la privacidad y la soledad (deseada en muchas ocasiones) se respetan, se confía en los demás en caso de necesidad y prevalece el sentimiento de seguridad. El siguiente vídeo (con la opción de subtítulos en español) me parece corresponder bien a estas características y me servirá de enlace para subrayar otro aspecto esencial de Finlandia: la belleza contrastante de sus condiciones naturales y el apego que le tienen sus habitantes.

«Sielunmaisema»: el paisaje que uno siempre lleva en el fondo de su corazón

Lagos, bosques, islas, costas de granito al borde del Báltico, ríos claros o teñidos de marrón, colinas, campos sembrados… Todos sus paisajes son cambiantes frecuentemente, según las estaciones – ¡aunque, por supuesto, cambian un poco menos los abetos!

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Vista del archipiélago de Turku. Isla de Korpo, Finlandia

Me gustan particularmente los abedules, con sus troncos tan identificables y el aroma de su esencia en la sauna… no insistiré sobre el número de saunas por cada habitante, pero sí en lo extraordinario que es su experiencia en las casas de campo «kesämökki« al borde de sus innombrables lagos apartados… sobre todo si la casa en cuestión está pintada de rojo de Falun…

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Isla de Korpo, Archipiélago de Turku, Finlandia

O con la paleta de tonos pastel de amarillo, verde, azul, como en el antiguo centro histórico de Rauma, patrimonio de la humanidad. Un poco como los tonos de la siguiente fotografía.

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Medianoche en agosto cerca de Rovaniemi.

No he experimentado las noches de aurora boreal, pero sí me ha desconcertado agradablemente la bella penumbra clara de las noches de agosto, al norte del círculo polar ártico.

El país tiene diversos parques naturales en que el senderismo es práctica común.

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Incluso en las áreas urbanas, la naturaleza te acompaña. Por ejemplo, Helsinki, « la hija del mar Báltico », se encuentra en un contexto natural atractivo y muy cercano… con espacios que permiten sentirse siempre relajado; la experiencia está al lado opuesto de la densidad parisina, por ejemplo.

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Helsinki

Aunque el área metropolitana de Helsinki se liga a otros municipios urbanos, como Vantaa y Espoo, la sensación espacial agradable se prolonga. Y eso que hablamos de la zona más poblada del país, reuniendo más de 1.4 millones de personas, o un cuarto del total nacional.

En contraste, Rovaniemi, la capital de Lapland – la región del extremo norte del país – no tiene más que 62.000 habitantes aproximadamente y está asentada al borde del bello río Ounas, rodeada de bosques impresionantes. De ahí, cuanto más nos desplacemos hacia el norte, más los paisajes serán realmente distintos con respecto al resto del país. Así, se puede encontrar paisajes de tundra y montañas – Halti es aquella que culmina más alto en el territorio finlandés, con 1,324 m. Es en esos vastos espacios donde han habitado desde tiempos inmemoriales los sámis (o lapones, pero este término tiene en realidad un origen despreciativo), que son el único pueblo indígena de la Unión Europea. Aunque su situación en cuanto ser una minoría que necesita proteger su cultura (compartida con otros sámis en Noruega, Suecia y Rusia) es un desafío para los aproximadamente 10.000 sámis que viven en Finlandia, muchas medidas favorables han sido consideradas por el Estado finlandés – incluso a través de la existencia de un Parlamento Sámi Finlandés. En un artículo que dediqué a la artista sámi sueca Sofia Jannok presento con más detalle contexto general de los sámis. En todo caso, durante el fin de semana que le dedicó el Musée du Quai Branly en París a la cultura sámi de Finlandia, los diversos representantes comentaron que si bien tienen muchos retos, su situación no es tan mala con respecto a la del resto de pueblos indígenas del mundo. Es claramente un tema por debatir en otro artículo. Regresando a la ciudad de Rovaniemi, ésta se enorgullece de ser la sede desde hace 25 años de Arktikum, que reúne al Centro Ártico de la Universidad de Lapland y el Museo Regional de Lapland, en el que se puede experimentar la historia, la cultura y la naturaleza del gran norte en el que habitan los sámi junto con otros finlandeses.

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Algunos aspectos de Lapland, Finlandia, en verano.

Retomando el tema del amor intenso a la naturaleza, grabado en el alma de los finlandeses cualquiera sea su condición, éste es ya un tópico. En el siguiente apartado me enfocaré a otras facetas idiosincrásicas finlandesas.

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Ilustración del Museo Nacional del Bosque Finlandés «Lusto», en Punkaharju, Región del lago Saimaa.

Artes y Cultura – otras «peculiaridades» idiosincrásicas

Sé bien que las observaciones que comparto tienen un sesgo cultural, casi inevitable, porque parto de otro contexto cotidiano. Por ello, también habría podido optar por los adjetivos ‘excéntrico’, ‘extravagante’ o ‘curioso’ para describir las características que voy a mencionar… así que relativicemos, es siempre con buena fe y simpatía en todo caso.

Pensaba por ejemplo en el contraste de la anhelada calma de la naturaleza de muchas personas y el gusto muy extendido y compartido por el Heavy Metal finlandés en esas mismas personas. Incluso la pasión ha superado las fronteras nacionales, llegando al Concurso Eurovision en 2006, con la debida mezcla de seriedad y de humor… El ex-presidente Obama ha bromeado también con respecto a este rasgo. Debe de haber algo de Yin y Yang nórdico en todo esto sin duda.

Más allá, el país de Jean Sibelius – el más grande compositor finlandés que legó a la posteridad una vasta herencia musical y en especial su poema sinfónico Finlandia tan escuchado este año de festejos – tiene una vida musical muy dinámica, con diversos estilos, muchos grupos formales e informales y numerosos festivales – sobre todo en el corto verano.

En el siguiente vídeo, se puede escuchar el poema sinfónico Finlandia acompañado de imágenes que dan énfasis a la naturaleza. Es un entrelazamiento afortunado entre este apartado y el anterior sobre las bellezas finlandesas.

Y mientras la naturaleza prácticamente explota en el verano, también es el caso de la práctica del tango. Sí, el finlandés. Al otro tango, he oído que lo nombran «el tango argentino». Y mientras que los estilos de baile son ciertamente distintos, la vez que se descubre este aspecto cultural es realmente muy sorprendente. El Festival de Seinäjoki dedicado al tango ha llegado a reunir casi 100.000 personas y atraído la atención del New York Times por ejemplo. Como anécdota, cuando participé a una introducción al finés en el Instituto Finlandés en París, la profesora había decidido hacernos cantar el tango más famoso del país, intitulado «Satumaa«, que significa país de abundancia, de Jauja. Así que ésta puede ser una oportunidad novedosa para practicar otra versión del tango para aquellos aficionados que quieran maximizar el placer en una estancia nórdica. Puede ser en un Lavatanssit, uno de los pabellones de danza veraniegos, primos de las guinguettes francesas.

Y para concluir musicalmente esta sección, otra probable sorpresa: el rap en lengua sámi del norte que ‘encendió’ el auditorio del Musée du Quai Branly en París durante la conferencia previamente citada. Se trató de Ailu Valle con los títulos «Dušši dušše duššat» y  «Kiälláseh», acompañado de Amoc y el Trio Boogiemen, esta última canción se puede apreciar en el siguiente vídeo:

Por otro lado, el paisaje artístico en cuanto a artes plásticas, audiovisuales y de la escena es también muy rico; las instituciones culturales y los poderes públicos promueven las prácticas a nivel amateur de manera amplia y a nivel profesional naturalmente. Hay actualmente un énfasis en la participación de los jóvenes. En una sociedad que insiste en la interdisciplinariedad, la vida cultural y la práctica del deporte son bastante generalizados. Hay además, con respecto a las tecnologías de la comunicación, una promoción creciente de los enlaces entre las industrias creativas y culturales, las universidades y las start-ups. De manera semejante, la Civic Tech conoce también un desarrollo importante, como es también el caso de su vecina báltica, Estonia, teniendo influencias recíprocas.

También el diseño y la arquitectura conocen un constante desarrollo, gracias a los talentos jóvenes que comparten ya el espacio mundial con aquellos de países punteros. Se nutren en parte de un patrimonio de alta calidad: baste considerar el legado de Alvar Aalto (1898-1976) o de Eero Saarinen (1910-1961), o de marcas como iittalaMarimekko . Esta última precisamente se unió a la celebración del centenario, con este diseño, entre otros:

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Last but not least, y es de subrayar, el reconocimiento brindado localmente en los últimos años a Touko Valio Laaksonen (1920-1991), mejor conocido como Tom of Finland. Su obra ha sido aceptada al grado de editarse timbres de correo oficiales o un emoji finlandés con una efigie inspirada en sus creaciones. La siguiente imagen lo muestra, junto con otros motivos representativos de Finlandia seleccionados en el marco de su centenario.

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Algunos de los emojis finlandeses: Nokia, Sauna, Bandera Sami, Tom of Finland, Bandera finlandesa, Frutilla del bosque, Tango en Lavatanssit, Auroras boreales y la caja del bebé

Además, este año una película dirigida por Dome Karukoski trata de la biografía de Tom of Finland y nos hace ver que finalmente la apertura a la diversidad sexual es un tanto reciente con respecto a los países escandinavos; de hecho el matrimonio entre personas de mismo sexo no entró en efecto más que el 1° de marzo de este año – aunque antes, a partir de 2012, era posible firmar un convenio de partenariado. En todo caso, y para cerrar este último apartado, algo que me divirtió y sorprendió tiene que ver con la exposición de este artista en Helsinki el año pasado. No, no era su obra, sino ¡el público asistente! Parejas de jóvenes que llevaban a su bebé en coche de niño (eran varias), abuelitas (algunas hablando por teléfono), grupos de amigas de distintas edades, parejas de enamorados heterosexuales… una composición variopinta que no creo que vería en París. O similarmente en un festival de rock en Tampere, cuando apareció en el escenario del club un grupo de músicos sin ropa, lo que no sorprendió a nadie en particular. Ese es parte del encanto radical de la Finlandia de hoy en día: sorprendente cuando menos lo esperas.

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Así que me uno con emotividad y aprecio, en este centenario, a sus más de cinco millones de habitantes actuales y a sus tantos numerosos amigos por el mundo, recordando también a las generaciones que la configuraron.

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Parque cerca de Rovaniemi, Lapland, Finlandia

* Uso «Rusia» para resumir sus diversas denominaciones históricas como URSS, CEI, Federación Rusa, etc.

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El ángel de la independencia se viste de los colores de la bandera de Finlandia. Ciudad de México. Foto: Luís Arango / Finland 100